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15 janvier 2014

Année Internationale de l'Agriculture Familiale

par Nathalie Jobin dans

Actualités

 

 

Chaque année, l’ONU proclame une thématique précise dans le but de sensibiliser les opinions publiques du monde entier aux grands enjeux du développement correspondant aux objectifs de la charte des Nations-Unies.

 

L’année internationale du quinoa (2013) fait place, en 2014, à l’Année Internationale de l’agriculture familiale (AIAF). Le choix de l’ONU de positionner à l’avant plan l’agriculture familiale est certainement lié aux récentes crises alimentaires et événements sociopolitiques qui ont secoués la planète.

 

Selon le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva:« En choisissant de célébrer cette année, nous reconnaissons que les agriculteurs familiaux sont des figures de proue dans la double urgence à laquelle est confronté le monde aujourd'hui: améliorer la sécurité alimentaire et sauvegarder les ressources naturelles ». M. Graziano da Silva ajoute que « Rien ne se rapproche plus du modèle de la production durable que l'agriculture familiale. Les agriculteurs familiaux gèrent généralement des activités agricoles non spécialisées et diversifiées qui leur confèrent un rôle central pour un environnement durable et la conservation de la biodiversité. »

 

Quelques chiffres

Selon les chiffres émis par l’ONU, 43% de la population active mondiale est employée par le secteur agricole et 1 500 millions de ménages vivent de l’Agriculture Familiale.

Au Québec, selon M. Beaudoin, secrétaire général du développement international de l’Union des Producteurs Agricoles (UPA), « la majorité des fermes du Québec se situeraient dans un modèle d’une ferme familiale patronale, c'est-à-dire une ferme dont la famille exploite l’entreprise mais qui compte aussi sur de la main d’œuvre extérieure ».

 

Gardiennes du Patrimoine

Selon M. Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), « ce sont les familles qui tiennent à bout de bras les fermes au Québec et il est important qu'on prenne le temps de s'intéresser à ce qu'elles font, qu'on mette davantage en lumière leur travail et leur accomplissement ».  Il prétend également qu’ « exploiter une ferme demande beaucoup de temps et d'efforts. C'est un travail à temps plein. Il faut être présent tout le temps, et voilà pourquoi la famille est si importante pour en assurer le développement».

Les exploitations agricoles familiales sont malheureusement mal connues des citadins. Espérons que la mise en vedette de l’agriculture familiale suscitera des discussions sur l’avenir de nos fermes et permettra une meilleure application des principes de la souveraineté alimentaire.

 

Alors, pour les prochains mois, portons une attention plus grande à nos choix en privilégiant les produits locaux en reconnaissance à nos fermiers et fermières québécois.

 

Liens

http://www.familyfarmingcampaign.net/campana/farming.asp?id=fr

http://www.fao.org/family-farming-2014/fr/