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29 avril 2015

Pas besoin de se priver pour bien manger!

par Maude Lagacé dans

Actualités

 

Le 6 mai prochain, la Journée internationale sans diète présentée par ÉquiLibre sera de retour! Extenso est fier d’être partenaire pour la diffusion de cette journée de sensibilisation visant à dénoncer l’inefficacité des régimes amaigrissants et les dangers liés à l’obsession de la minceur.

 

Le thème de cette année : « Pas besoin de se priver pour bien manger ».

 

Exit les diètes et les aliments « interdits », bonjour la variété!

 

Vous ne rêvez pas, des nutritionnistes ont vraiment choisi des images de croustilles et de chocolat pour les affiches de cette journée thématique.

 

Évidemment,  ces types d’aliments peu nutritifs n’ont pas avantage à être consommés chaque jour, mais aucun aliment ne mérite qu’on le bannisse totalement! Tout est une question de dose, de fréquence et d’équilibre. Non, non, manger des « chips » ou du chocolat n’est pas un péché, même pour une nutritionniste!

 

En fait, bien manger devrait rimer avec plaisir de manger une variété d’aliments qui conviennent à nos préférences, et non avec calcul des calories. De toute façon, c’est bien connu, les « interdits » et la privation mènent à la surconsommation, à la frustration et à la culpabilité.

 

Conte de la privation

 

La privation est trop présente dans notre quotidien. J’ai décidé de dévoiler quelques brides de mon adolescence qui le démontrent bien.

 

Il était une fois l’histoire de…

 

Une mère qui a essayé de nombreuses diètes, qui continue de manger seulement 2 repas par jour et qui est constamment affamée le soir.

 

Une sœur qui a souffert de trouble alimentaire à l’adolescence1 après plusieurs tentatives pour « bien manger », qui se résumaient en des petits repas-collations incluant le plus de « sans » possible (sans féculent, sans gras, sans sucre, etc.).

 

Un entraineur de patinage artistique qui commentait négativement les patineuses en surpoids. La préoccupation excessive à l’égard du poids est particulièrement présente dans de tels sports esthétiques où la minceur est valorisée.2

 

Un père qui, dans la quarantaine, s’est acheté un abtronic, ce bidule qui donne des chocs pour faire « fondre » la graisse et qui s’est mis aux barres hyperprotéinés et au jus de carottes pour « purifier » son système. Et puis quoi encore?!

 

De nombreuses amies qui essaient des cures de jus, des régimes paléolithiques ou sans gluten (sans avoir de maladie cœliaque). Encore des diètes qui ne vendent que du rêve…

 

Moi à l’adolescence qui ai essayé la fameuse mode du « sans pain, pâtes, patates » même si j’étais à mon poids « naturel » et en pleine santé.

 

Qu’ont en commun tous ces comportements? La privation est au cœur  de ces tactiques de perte de poids infructueuses et même dangereuses pour la santé.

 

Cette tendance prend malheureusement en otage des adolescentes et des femmes, mais aussi certains hommes. Mes collègues du projet ProfIL, qui fêtent leur 1er anniversaire cette semaine, le savent bien!

 

La culpabilité alimentaire : ce fléau

 

Saviez-vous que :

 

  • 53% des femmes ressentent de la culpabilité lorsqu’elles mangent ;
  • 31% des femmes croient que bien manger implique de se priver des aliments qu’elles aiment.
  • 80% des femmes essaient de contrôler leur poids ou d’en perdre ;
  • Le poids est le complexe no.1 des femmes3;
  • Près de 50 % des femmes de poids normal souhaitent maigrir.4

 

Être insatisfait de son corps et vouloir maigrir est malheureusement devenu la norme, même pour les personnes qui n’ont pas besoin de perdre du poids!

 

Défi de la semaine : déguster un de ces fameux « mauvais » aliments avec culpabilité plaisir !

 

D’ici la Journée internationale sans diète qui a lieu dans une semaine, je vous propose de prendre le temps de savourer pleinement un aliment que vous adorez.

 

Envie de chocolat? Trouvez un chocolat de qualité qui correspond à vos goûts et savourez-le lentement pour découvrir une multitude d’arômes, de goûts et de textures (un peu comme on le fait avec un bon vin). Ça tombe bien, ma collègue Julie Aubé en a découverts de succulents chez Miss choco.

 

Envie de grignotines salées? SVP laissez tomber les chips aux légumes qui ne sont, avouons-le, pas si trippantes que ça en bouche. Allez-y tout simplement pour une saveur que vous aimez (vraiment!), versez en une quantité correspondant à votre niveau de faim dans un bol et dégustez. 

 

Pour en savoir plus sur la Journée internationale sans diète et pour faire l’essai d’un atelier de dégustation, visitez le site Internet de l’organisme ÉquiLibre.



1 - Ne vous inquiétez pas, elle va beaucoup mieux aujourd’hui et a retrouvé une relation plus saine avec la nourriture et avec son corps.

2 - Morissette, Éliane. (2012). Prévalence et déterminants des comportements alimentaires reliés à la gestion du poids chez les athlètes (Mémoire de maîtrise, Université Laval, Québec). 

3 - Sondage mené auprès de 2 300 femmes en novembre 2014, réalisé par le magazine Elle Québec en collaboration avec ÉquiLibre. Les résultats sont présentés dans le numéro du mois de mai 2015.

4 - IPSOS REID (2008). Canadian Women’s Attitudes Towards Weight, Sondage pour le compte des Producteurs laitiers du Canada. Données retrouvées sur le site Internet d’ÉquiLibre : http://www.equilibre.ca/approche-et-problematique/les-problemes-de-poids/