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Le curcuma combat le cancer
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Peu probable
Au pays du curry, il y aurait moins de cas de cancers qu’en Amérique du Nord. Certains chercheurs attribuent cette situation au curcuma, une épice orangée utilisée dans les plats au curry. Et bien que les études en éprouvette et sur les animaux semblent confirmer les propriétés anti-cancérigènes du curcuma, tout reste encore à découvrir en ce qui concerne l’humain.
Curcuma : un secret bien gardé
Le curcuma est une épice orangée utilisée depuis des millénaires en cuisine indienne, notamment dans les currys. Au cours des dernières années, des molécules anti-cancer ont été découvertes dans cette épice, en l’occurrence des antioxydants appelés curcuminoïdes.
Pour mieux définir le rôle du curcuma dans la lutte contre le cancer, des centaines d’études ont été menées en éprouvette et sur des rongeurs. Mais le nombre d’études cliniques réalisées sur des humains est minime. Ces études ont permis jusqu’à présent de s’assurer de l’innocuité du curcuma pris en grande quantité et d’évaluer la capacité de l’organisme d’absorber les curcuminoïdes.
Qu’en disent les études?
En éprouvette et dans le cas des rongeurs, les curcuminoïdes auraient la capacité d’arrêter la croissance des cellules cancéreuses et de les faire mourir. Il s’agit là d’une des hypothèses soulevées par les chercheurs.
Toutefois, nul ne sait avec précision comment agissent ces antioxydants face aux cellules cancéreuses chez l’humain. Les études sur les humains ont permis jusqu’à présent d’établir que le curcuma pris en grande quantité est généralement sécuritaire, causant à l’occasion des nausées ou de la diarrhée. Les chercheurs ont aussi observé une faible absorption des curcuminoïdes par l’organisme, ce qui réduirait leur efficacité en ce qui a trait au cancer.
Pour favoriser l’absorption des curcuminoïdes, certains recommandent de la broméline, une enzyme retrouvée dans les ananas et les pommes de pin, alors que d’autres suggèrent des corps gras, comme les huiles. Mais aucune étude ne vient appuyer ces recommandations.
Les études sur les humains sont encore loin de pouvoir confirmer le rôle du curcuma dans la prévention ou le traitement du cancer. Par contre, rien ne vous empêche d’ajouter du curcuma à vos plats! Il met de couleur, de l’exotisme et de la variété au menu!
Attention : effets indésirables possibles
 | Médicaments anticoagulants ou
antiplaquettaires : De grandes doses de curcuma augmenteraient le risque d’hémorragie chez les personnes prenant des médicaments anticoagulants ou antiplaquettaires, comme l’aspirine, l’héparine et la warfarine.
|  | Produits de santé naturels : Théoriquement, certains produits de santé naturels agissant sur la coagulation sanguine pourraient interagir avec les molécules actives du curcuma et augmenter le risque d’hémorragie.
|  | Pierres aux reins ou maladies de la vésicule biliaire : Le curcuma pourrait déclencher des contractions non désirées de la vésicule biliaire. Cette épice n’est donc pas recommandée aux personnes atteintes de ces maladies.
|  | Grossesse et allaitement : De grandes quantités de curcuma pourraient stimuler le flux menstruel et les contractions de l’utérus. |
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Dernière mise à jour :
5 février 2007
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