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Le piment favorise la perte de poids
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Peu probable
On croque à belles dents dans un piment et voilà qu’une série de phénomènes s’enclenchent : la bouche s’enflamme et une sensation de chaleur intense envahit tout le corps. Le corps, en alerte, semble accroître sa dépense énergétique afin de lutter contre l’« agresseur ». Mais qu’en est-il vraiment? Brûle-t-on effectivement plus de calories en mangeant du piment? Et si oui, cette dépense énergétique est-elle assez marquée pour favoriser la perte de poids? Quelques équipes de recherche ont tenté de répondre à ces questions.
À l’instar des autres végétaux, le piment renferme différents antioxydants, dont la lutéoline, la quercitine et la capsaïcine. Les deux premiers auraient, selon quelques études, des effets protecteurs contre certaines maladies chroniques. Pour sa part, la capsaïcine et ses dérivés seraient non seulement à l’origine de la sensation de piquant caractéristique du piment, mais aussi possiblement d’un effet stimulant sur la dépense énergétique.
Pour éteindre le feu…
Les parties les plus concentrées en capsaïcine sont, en ordre d’importance, les membranes blanches, les pépins et la chair. Ni la cuisson, ni le séchage ou la congélation ne viennent à bout de la détruire. Les sceptiques n’ont qu’à goûter : la sensation de brûlure est un reflet sans équivoque de sa présence!
Sachez que la capsaïcine est soluble dans les matières grasses et qu’elle est neutralisée par la caséine, une protéine du lait. Aussi, pour calmer les bouches en feu, ce n’est pas de l’eau qu’il faut ingurgiter, mais plutôt des produits laitiers tels que lait, fromage ou yogourt. [/ENCADRE]
Petit coup de fouet à la dépense énergétique
Plusieurs études ont démontré que, chez l’animal et chez l’humain, le piment ainsi que la capsaïcine isolée augmentent la dépense énergétique. Il est toutefois difficile de déterminer combien de temps après leur ingestion ceux-ci entrent en action. Dans l’une des études, la dépense énergétique ne s’est mise à grimper que 40 minutes après l’ingestion du piment, alors que dans une autre, elle a augmenté au cours de 30 premières minutes, puis est revenue à la normale par la suite. Dans plusieurs études, mais pas dans toutes, on indique que les calories supplémentaires brûlées proviendraient surtout des graisses. Une sécrétion accrue d’adrénaline et de noradrénaline engendrée par la capsaïcine pourrait être à l’origine de cet effet stimulant.
Manger piquant, manger moins
Au Japon, on consomme du piment afin d’accroître l’appétit pendant les chaudes et humides journées d’été. Pourtant, la documentation scientifique révèle plutôt un effet inverse. En effet, au cours d’un repas accompagné ou précédé de piment (entier ou en capsule), on mange moins, réduisant ainsi l’apport calorique.
Une des études réalisées sur le sujet a même conduit à des résultats surprenants. Dans cette étude, les sujets recevaient des repas et collations standardisés, dont ils pouvaient manger la quantité désirée. Chaque dîner et chaque souper du groupe expérimental étaient précédés d’une entrée assaisonnée d’environ une cuillérée à soupe de piment en poudre (!!). L’analyse des résultats a révélé que l’apport calorique journalier de ce groupe expérimental était de près de 800 kcal inférieur à celui du groupe contrôle. Il faut toutefois préciser qu’en plus du piment, on servait du café au groupe expérimental à chaque repas ainsi qu’aux collations (sauf à celle du soir). Or, il a déjà été démontré que la caféine réduit l’apport calorique. Au cours d’une autre étude, le piment était donné avant chacun des repas, et ce, pendant deux jours. Les sujets consommaient l’équivalent d’un quart de piment frais par jour. Les résultats ont indiqué une diminution moyenne de l’apport calorique journalier de 370 kcal. Mis en perspective en fonction du nombre de calories ingérées au départ par les sujets, les résultats de ces deux études indiquent que le piment a entraîné une baisse moyenne de 15 % de l’apport énergétique.
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