L’huile de krill améliore le bilan lipidique
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Peu probable
Je ressemble à une crevette, je mesure de 8 mm à 6 cm et je fais partie du menu de la baleine. Qui suis-je? Le krill, mot norvégien qui signifie justement « nourriture de baleine ». Si vous ne connaissez pas encore ce minicrustacé, cela ne saurait tarder. L’huile de krill est réputée pour son riche contenu en bons gras oméga-3. Et, fait intéressant, c’est au Québec, à l’Université de Sherbrooke plus précisément, qu’a été développé le processus permettant d’extraire l’huile du crustacé. Une des vertus qu’on lui attribue est celle de réduire le cholestérol et les triglycérides sanguins, ce qui réduirait le risque de maladies cardiovasculaires. Toutefois, puisqu’il manque à ce jour de données scientifiques sur le sujet, il est impossible de formuler une affirmation en ce sens.
Des données peu nombreuses, mais prometteuses
L’effet de l’huile de krill sur le bilan lipidique sanguin (taux de cholestérol et triglycérides) n’a encore fait l’objet que d’une seule étude. Pendant trois mois, 120 sujets ont reçu soit différentes doses d’huile de krill (1 à 3 g par jour), soit de l’huile de poisson (3 g par jour), soit un placebo, le tout sous forme de capsules. Les taux de cholestérol et de triglycérides étaient mesurés avant de commencer, puis à la fin des trois mois.
Toutes les doses d’huile de krill ont permis d’abaisser le taux de cholestérol total (↓ de 13 à 18 %) et de cholestérol LDL – le « mauvais cholestérol » – (↓ de 32 à 39 %) et d’augmenter celui de cholestérol HDL – le « bon cholestérol » – (↑ de 43 à 60 %). Pour ce qui est des triglycérides, les plus faibles doses d’huile de krill (1 à 1,5 g par jour) n’ont eu aucun effet, mais les doses plus élevées (2 à 3 g par jour) les ont abaissés (↓ de 27 à 28 %). Pour tous les paramètres, l’huile de krill avait un effet nettement plus marqué que l’huile de poisson. Bien que ces résultats soient très intéressants, davantage d’études sont évidemment nécessaires. De plus, certaines limites de l’étude invitent à la prudence quant à l’interprétation des résultats : le petit nombre de sujets et le fait que leur alimentation n’ait pas été prise en compte dans l’analyse, tout comme d’autres facteurs qui influent sur les taux de lipides sanguins tels que le tabagisme.
Le petit « plus » de l’huile de krill
Dans l’étude présentée précédemment, c’est aux oméga-3 que l’on attribue les bienfaits de l’huile de krill sur le bilan lipidique. Mais des oméga-3, l’huile de poisson en renferme aussi… Alors pourquoi l’huile de krill s’est-elle montrée plus efficace? Selon les chercheurs, cela s’expliquerait entre autres par deux caractéristiques qui avantageraient l’huile de krill. D’abord, il semblerait que les oméga-3 de krill soient mieux absorbés que ceux de poisson. De plus, ils seraient mieux protégés de la détérioration (oxydation) en raison d’un puissant antioxydant contenu dans l’huile, l’astaxanthine. N’oublions pas cependant que ces renseignements ne découlent que d’une seule étude.
Le poisson : un allié du cœur qui a fait ses preuves
Quoi qu’il en soit, si on cherche à se protéger contre les maladies cardiovasculaires, ne perdons pas de vue un aliment qui a fait ses preuves : le poisson. Assurez-vous donc, comme le recommande le Guide alimentaire canadien, d’en manger au moins deux portions par semaine.
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Dernière mise à jour :
31 janvier 2012
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