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Les boissons alcoolisées augmentent le risque de développer des cancers de la bouche, du pharynx et du larynx
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Fondée
Selon les conclusions d’une importante et récente revue de la littérature scientifique portant sur l’alimentation et le cancer, la consommation de boissons alcoolisées augmente de façon convaincante le risque de développer des cancers de la bouche, du pharynx et du larynx.
L’alcool : cancérigène ?
Depuis les 15 dernières années, les données montrant un lien entre l’alcool et le cancer se sont multipliées. Les résultats de 5 études de cohortes, 89 études de cas-témoins et 4 études écologiques montrent presque toutes une augmentation du risque des cancers de la bouche, du pharynx et du larynx à la suite de la consommation de boissons alcoolisées.
Causes des cancers de la bouche, du pharynx et du larynx
Les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx (cancers de la cavité orale) peuvent avoir plusieurs causes :
 | L’exposition à des agents qui favorisent le développement du cancer (carcinogènes) et qui sont inhalés, ingérés ou bus, de façon prolongée et continue (ex. : l’alcool).
|  | Le reflux gastrique chronique.
|  | Le tabagisme.
|  | Certaines infections (virus du papillome humain).
|  | La radiation.
|  | Certains produits chimiques industriels.
|  | Certains médicaments. |
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Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) considère l’alcool comme un agent carcinogène. L’alcool agit de plusieurs façons dans le développement du cancer. Il contient certaines molécules, comme l’acétaldéhyde, qui peuvent être carcinogènes. L’alcool augmente également la production de radicaux libres, des molécules nocives si elles se retrouvent en trop grande quantité dans le corps. Une consommation excessive peut également mener à des carences nutritionnelles en lien avec le cancer. Enfin, l’alcool peut diminuer la capacité du système immunitaire à se défendre contre les agents carcinogènes et les métastases.
Les effets de l’alcool sur le cancer sont les mêmes peu importe le type d’alcool consommé (bière, vin, spiritueux). C’est la quantité totale d’alcool consommée qui semble être importante. Plus la consommation est élevée, plus les risques augmentent.
Selon une méta-analyse des études de cohortes menée par les experts du CIRC, les risques augmentent pour chaque boisson alcoolisée consommée par semaine. D’autres études ont observé que les personnes consommant 50 g d’alcool par jour (approximativement ½ bouteille de vin) présentent de 2 à 3 fois plus de risques d’être atteintes d’un de ces cancers que les non-buveurs d’alcool.
Toutefois, aucune quantité d’alcool jugée sécuritaire n’a été établie. Les experts du World Cancer Research Fund et de l’American Institute for Cancer Research considèrent qu’en prévention des cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, même de petites quantités d’alcool devraient être évitées.
Cigarette et alcool : un mélange explosif!
Boire et fumer augmenteraient encore plus les risques de développer un cancer de la cavité orale. En effet, d’un côté le tabac endommage les cellules du corps et, de l’autre, l’alcool empêche une réparation efficace de ces cellules et facilite l’entrée d’agents carcinogènes dans celles-ci. |
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Les deux visages de l’alcool
L’alcool agit sur la santé comme un couteau à double tranchant : pris de façon modérée, l’alcool peut protéger contre les maladies du cœur, mais une consommation élevée et prolongée entraîne des effets néfastes sur la santé.
Considérant les effets protecteurs de l’alcool sur les maladies du coeur, la recommandation officielle dans la prévention générale des cancers est la suivante :
«Si vous buvez des boissons alcoolisées,
limitez-vous à deux consommations par jour pour les hommes et à une consommation par jour pour les femmes.»
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Dernière mise à jour :
5 mars 2008
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