Échelle de crédibilité

Farfelues, probables ou prouvées… Pour savoir que penser des questions d’actualité, fiez-vous à l’échelle de crédibilité d’Extenso.

Comment fonctionne l'échelle de crédibilité scientifique?

Cette affirmation est...

Non fondée

Cette affirmation est
non fondée :

Cas 1
Aucune étude scientifique n'a évalué cette affirmation.


Cas 2
Avis d'experts

Un avis d'experts qui n'est pas appuyé par des données scientifiques concluantes ne constitue pas une source crédible d'information. Seules des études contrôlées dites d'intervention permettent de faire le point sur le sujet.

 

Peu probable
Cette affirmation est
peu probable :

Cas 1
Les études scientifiques menées jusqu'à présent se contredisent.


Cas 2
Une quantité suffisante de données provenant d'études scientifiques ont rejeté cette affirmation.

 

Probable
Cette affirmation est probable :

Cas 1
Les données actuelles reposent sur des études d'association.

Les études d'association permettent de faire ressortir des liens ou des associations entre la santé d'un groupe d'individus et leurs habitudes de vie (alimentation, exercice, etc.). Toutefois, avec ce type d'étude, les chercheurs ne peuvent pas contrôler tous les autres facteurs pouvant influencer leurs résultats.

 

Par exemple, une étude suggère que conduire une Cadillac est lié à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires. Bien que l'attention soit ici portée sur la marque de la voiture, d'autres facteurs peuvent expliquer la hausse des maladies cardiovasculaires associées. En effet, les conducteurs de ces voitures sont généralement plus âgés, donc plus à risque.

 

Bien que ces études lancent de bonnes pistes de recherche, elles ne pourront jamais démontrer qu'un aliment ou un mode de vie est la cause d'une maladie ou d'un état de santé. Seules des études contrôlées dites d'intervention peuvent confirmer le rôle d'un facteur alimentaire dans l'apparition d'une maladie. De plus, il ne faut pas oublier que les maladies chroniques sont complexes et qu'elles sont causées par une multitudes de facteurs (habitudes de vie, alimentation, environnement, génétique, etc.). Ainsi, la diète peut rarement expliquer à elle seule l'apparition d'une maladie.


Cas 2 et 3
Trop peu d'études d'intervention randomisées et contrôlées
ont été effectuées sur le sujet.


Les résultats d'études d'intervention randomisées et contrôlées
effectuées sur le sujet sont partagés.

Les études d'intervention randomisées et contrôlées effectuées sur l'être humain remportent la « Palme d'or » des études scientifiques, car elles permettent de confirmer le rôle de certains facteurs dans l'apparition de maladies. Ces études assignent, au hasard, un supplément alimentaire ou une modification de l'un ou de plusieurs éléments de l'alimentation à un groupe de participants possédant des caractéristiques semblables. Le nombre de maladies ou de mortalité au sein de ce groupe est ensuite comparé à celui d'un groupe témoin n'ayant pas modifié son alimentation.

 

Par exemple, en substituant une partie des matières grasses saturées de la diète d'un groupe expérimental par des matières grasses monoinsaturées, les chercheurs ont observé une réduction du « mauvais cholestérol » dans le sang des participants par rapport à celui du groupe témoin.

 

Cependant, certains facteurs peuvent fausser les conclusions d'une telle étude. Par exemple, au cours de longues études d'intervention, certains individus du groupe témoin peuvent modifier leur alimentation et, par la même occasion, changer les résultats. Ainsi, c'est l'accumulation d'études d'intervention randomisées et contrôlées en accord qui permettent de confirmer le rôle d'un nutriment, d'un aliment ou d'un mode d'alimentation dans le développement des maladies.

 

Fondée
Cette affirmation est fondée :

Plusieurs études d'intervention contrôlées ont été effectuées sur ce sujet et les résultats confirment cette hypothèse.

Les études d'intervention randomisées et contrôlées effectuées sur l'être humain remportent la « Palme d'or » des études scientifiques, car elles permettent de confirmer le rôle de certains facteurs dans l'apparition de maladies. Ces études assignent, au hasard, un supplément alimentaire ou une modification de l'un ou de plusieurs éléments de l'alimentation à un groupe de participants possédant des caractéristiques semblables. Le nombre de maladies ou de mortalité au sein de ce groupe est ensuite comparé à celui d'un groupe témoin n'ayant pas modifié son alimentation.

 

Par exemple, en substituant une partie des matières grasses saturées de la diète d'un groupe expérimental par des matières grasses monoinsaturées, les chercheurs ont observé une réduction du « mauvais cholestérol » dans le sang des participants par rapport à celui du groupe témoin.