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Suppléments alimentaires et sport : les dangers cachés
La quête de la victoire, de la performance et du gain musculaire pousse certains athlètes à rechercher des « potions magiques ». Les suppléments et autres produits disponibles peuvent toutefois renfermer des substances non seulement interdites, mais aussi dangereuses pour leur santé.
L’attrait du succès
L’Agence mondiale antidopage (AMA) répertorie et classifie annuellement des centaines de produits, allant du décongestionnant aux stéroïdes anabolisants, en fonction de leur impact sur la performance sportive et sur la santé. L’AMA dresse également une liste des substances et des doses permises ou interdites. Mais cela ne suffit pas à enrayer la tricherie puisque, chaque année, plusieurs sportifs se font prendre. Les risques pour la santé et les enjeux sur la carrière sportive sont considérables, mais il faut croire que l’attrait du succès est plus fort…
Par ailleurs, il arrive que la consommation de substances illicites ou dangereuses soit involontaire parce que les étiquettes des produits ne disent pas toujours tout. En effet, les étiquettes omettent parfois des ingrédients, dont possiblement des substances interdites. Les athlètes s’exposent donc au risque d’obtenir un contrôle de dopage positif.
Cette crainte est fondée, comme le prouve une enquête effectuée auprès des athlètes des Pays-Bas, dans le cadre des Jeux Olympiques de 2002 à Salt Lake City. Sur les quelque 55 suppléments analysés par le Netherlands Centre for Doping Affairs, le Comité des ministres européens et le Comité national olympique, 25 % contenaient des substances interdites, sans que l’étiquette ou la documentation sur le produit en fassent mention.
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