Réglementation : lentement mais sûrement
Ce problème, conjugué à la popularité croissante des produits naturels, a poussé le Canada à se doter d’une réglementation visant à mieux contrôler la qualité des produits naturels et des suppléments alimentaires. En vigueur depuis 2004, ce règlement sera progressivement mis en place au cours des années à venir. Les suppléments et autres produits devront tous obtenir un numéro de produit naturel (NPN) ou un DIN-HM (pour les remèdes homéopathiques). Cette désignation indique à l'utilisateur que la formulation, l'étiquetage et le mode d'emploi du produit ont été examinés et approuvés par Santé Canada. Cette approbation ne garantit toutefois pas l’efficacité clinique. En effet, une substance donnée peut présenter un résultat intéressant en laboratoire, sans nécessairement rencontrer les attentes chez l’humain. Par ailleurs, il faut noter qu’à l’heure actuelle relativement peu de produits ont été évalués. La vigilance est donc de mise.
Une autre certification
Parallèlement, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) et l’organisme de certification NSF ont mis sur pied un programme de certification à l’intention des athlètes et des consommateurs. Les produits NSF Certified for Sport (certifiés pour le sport) incluent notamment des aliments, des suppléments et de l’eau. Les produits sont soumis à des critères d’évaluation rigoureux permettant, entre autres, de déceler des stimulants, des stéroïdes anabolisants, des bêta-2-agonistes et des agents masquants, toutes des substances bannies par l’AMA.
Gare aux belles promesses
Les suppléments dits « naturels » inspirent souvent confiance aux athlètes. Quand on parle de vitamines et de minéraux, et que ceux-ci sont consommés de façon adéquate, c’est vrai qu’ils ne présentent pas de risques. Par contre, les produits arborant des promesses du genre « Brûle les graisses », « Augmente la masse musculaire » et « Améliore la performance » cachent parfois des substances bannies par l’AMA (DHEA, éphédrine, androstènedione/diol, amphétamines, etc.).
Pour réduire les risques
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