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Les OGM sont-ils dangereux pour la santé?
3. Est-ce que les OGM peuvent produire des composés toxiques?
Les modifications génétiques sont des procédés complexes. Il est donc en effet possible qu’elles puissent entraîner l’apparition de composés toxiques. La nature du transgène pourrait aussi provoquer la synthèse de nouvelles molécules dangereuses pour la santé.
Mais comme c’est le cas pour les allergies, toutes les plantes sont susceptibles d’être toxiques pour les animaux et les humains. Cette crainte ne se limite donc pas aux OGM. Chaque nouvelle variété doit subir des tests servant à prouver leur innocuité.
Pour l’instant, il n’y a eu aucune étude démontrant que les OGM sont plus toxiques que les autres aliments conventionnels.Comme pour les aliments traditionnels, il est donc possible que des OGM puissent être dangereux pour la santé humaine. C’est aux organismes gouvernementaux que revient la tâche de vérifier que chaque nouvelle variété végétale qui a été développée ne pose pas de problèmes pour la santé.
4. Se pourrait-il que les OGM deviennent des mauvaises herbes?
Les plantes agricoles sont fragiles. Elles possèdent des caractéristiques opposées à leurs cousines sauvages. Il est très rare qu’un champ sauvage soit envahi par des plantes agricoles.
5. Est-ce que le transgène pourrait se retrouver dans la nature?
En effet, si des cousines sauvages étaient à proximité des plantes agricoles et que les deux étaientsexuellement compatibles, le transgène pourrait certainement se propager dans la nature. Certaines plantes sauvages pourraient acquérir des gènes de tolérance aux herbicides, par exemple.
La pollution génique par les OGM est donc un danger réel, mais le risque varie d’une situation à l’autre. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte :
1. Un parent compatible doit se trouver à proximité.
En Amérique du Nord, il n’existe pas de cousin sauvage du maïs – il n’y a donc pas de problème de transfert génique. Mais ce n’est pas le cas au Mexique.
De même, la moutarde sauvage pourrait fort bien acquérir un transgène présent dans lecanola.
Le soya et le blé s’autofertilisant, le risque de transfert aux plantes sauvages environnantes est alors réduit.
2. Les plantes agricoles et leurs cousines sauvages doivent fleurir en même temps.
3. Les plantes agricoles et leurs cousines sauvages doivent être fertilisées par les mêmes agents pollinisateurs (les mêmes oiseaux ou insectes, par exemple).
Cette possibilité de transfert est donc prise en considération lorsque les agences gouvernementales permettent l’emploi d’OGM dans un endroit donné.
Pour l’instant, aucune catastrophe alimentaire ou environnementale n’a été reliée aux OGM. Par contre, les effets à long terme des cultures transgéniques n’ont pas encore pu être évalués. L’état des connaissances scientifiques sur leurs impacts reste pour le moment insuffisant et non concluant.
Il faudra donc faire preuve de prudence. Les organismes d’évaluation et d’homologation des cultures transgéniques auront un rôle majeur à jouer dans ce domaine. Les cultures transgéniques peuvent révolutionner notre façon de nous nourrir. Mais comme toute nouvelle technologie, elles soulèvent des craintes légitimes.
Le monde agricole et scientifique doit procéder avec prévoyance dans cette avenue, et utiliser une approche scientifique et transparente. Le grand public doit également être informé des enjeux de cette technologie, et c’est vous à la fin qui devez prendre la décision d’accepter ou de refuser les OGM.
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Dernière mise à jour :
8 octobre 2009
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