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Ce qui nous pousse à trop manger
Petite, moyenne ou grosse portion?
Des études effectuées sur des animaux portent à croire que la composition des aliments affecte la grosseur de nos portions en raison de son influence sur la « chimie » du cerveau. En effet, les aliments avec une composition plus complexe (notamment un mélange de sucre ET de gras) auraient pour effet de stimuler les zones de plaisir dans le cerveau. Cet effet, semblable à celui d’une drogue, agit comme une récompense qui incite à manger davantage. Le plaisir pourrait ainsi l’emporter sur les mécanismes normaux de contrôle de la faim. Cela expliquerait pourquoi il est plus difficile d’arrêter de manger ou de refuser un aliment qui stimule fortement les centres du plaisir, tel que les biscuits, les fritures, le chocolat et les pâtisseries.
Ce n’est pas un hasard si les produits raffinés présentent souvent ces caractéristiques. Ils sont développés ainsi puisque ce sont les plus aimés des consommateurs. Ils ne sont toutefois pas essentiels à notre alimentation en plus de contribuer à la surconsommation. Par ailleurs, les formats souvent gigantesques n’aident certainement pas à écouter notre faim.
Des mélanges qui déjouent la satiété
Des mélanges de textures, de couleurs et de saveurs peuvent aussi perturber les signaux de la faim et de la satiété. Il est en effet plus difficile de respecter sa faim lorsqu’on mange un aliment qui est à la fois sucré et salé, croquant et crémeux. Le plaisir associé à ces expériences multisensorielles pourrait être une des causes de la surconsommation. Prenons par exemple de la crème glacée, un aliment qui combine sucre et gras. Si nous lui ajoutons des morceaux d’une barre de chocolat avec arachides, ou des morceaux de biscuits au chocolat fondant, l’aliment devient encore plus attrayant parce qu’on y joint des arômes et des textures qui stimulent les sens. Cet aliment pourra dorénavant être associé à un plaisir qui incite la personne à en consommer davantage ou à vouloir répéter l’expérience à plusieurs reprises dans le futur.
| Profitez de l’effet de la variété pour augmenter votre consommation de légumes et de fruits plutôt que de manger des biscuits ou des bonbons! |
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À votre santé
L’environnement n’est pas le seul responsable de vos choix alimentaires. Bien qu’il continue d’exercer une pression sur vous, il est possible de prendre conscience de cette influence et d’y remédier. Notamment, la perception qu’un aliment est santé amène les gens à en consommer davantage. Le choix d’un aliment santé n’est toutefois pas synonyme de « à volonté ». Par exemple, bien que l’huile d’olive soit un excellent choix de matière grasse, une consommation exagérée peut entraîner une prise de poids non désirée.
De même que les aliments dits santé, ceux qui affichent un statut tel que « réduit en » ou « allégé » encouragent la surconsommation. La perception du caractère « santé » du produit amène les gens à dépasser la quantité qu’ils auraient mangée de l’aliment ordinaire. Ne vous y méprenez pas.
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