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Faut-il craindre les gras trans?
Des progrès, mais…
Aux dernières nouvelles, qui datent de février 2009, Santé Canada rapporte que 80 % des aliments préemballés respectent la limite de 5 %. Les résultats de l’examen des étiquettes révèlent par exemple que 86 % des craquelins et des mélanges instantanés de nouilles, et 80 % des desserts préemballés sont du nombre. Moins encourageant : le maïs à éclater, les biscuits et les croissants excèdent la limite dans une proportion de 58 %, 65 % et 75 % respectivement.
Du côté de la restauration, il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles. De nombreuses chaînes ont fait passer la teneur en gras trans de leurs frites, croquettes de poulet et poulet frit de parfois près de 40 % à 1 ou 2 %. D’autres semblent encore faire la sourde oreille aux recommandations en offrant toujours des frites qui en renferment jusqu’à 24 %.
Les données sur la teneur en gras trans de certains beignes datent de 2007. À ce moment, le beigne glacé au chocolat d’une populaire bannière renfermait 56 % de ses gras sous forme de gras trans. Par contre, parmi les beigneries, Tim Hortons fait figure de pionnier puisque, depuis au moins 2 ans, la majorité de ses beignes se tient sous la barre du 1 %.
C’est donc dire que plusieurs aliments préparés dépassent encore aujourd’hui la limite suggérée. Et parfois de beaucoup. Certains experts pensent qu’il est temps d’imposer une règlementation pour forcer les récalcitrants à se conformer. Santé Canada n’a pas annoncé ses couleurs à ce sujet.
Industriels vs naturels
La majorité des gras trans qu’on retrouve dans les aliments résulte d’un procédé industriel, l’hydrogénation. Ce procédé permet de donner de la consistance à de l’huile végétale liquide et même de la transformer en graisse solide. Il existe aussi des gras trans naturellement présents dans le lait et la viande des ruminants. Ils sont produits en petites quantités par fermentation bactérienne dans le rumen, le premier compartiment de leur estomac.
Ces gras trans n’excèdent pas 6 % des lipides du lait, du beurre, du fromage et de la viande des vaches, des chèvres et des moutons. En plus d’être beaucoup moins présents dans les aliments que les gras trans d’origine industrielle, les gras trans naturels n’auraient pas les mêmes effets délétères. Un récent article scientifique rapporte qu’ils n’ont pas encore été liés à des risques pour la santé à une dose allant jusqu’à 4 g par jour, alors que 5 g/j de gras trans « industriels » augmenteraient les risques de maladies cardiovasculaires de 29 %. |
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Dernière mise à jour : 6 mai 2009
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