10 raisons d’être agrotouriste

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L’agrotourisme* inclut une foule d’activités ayant lieu dans une exploitation agricole : visites guidées, achats à la ferme, centre d’interprétation, autocueillette, observations, pique-niques, dégustations et j’en passe.

Voici 10 raisons pour inclure ces activités au menu de ses week-ends.

1. Avoir du fun

Sortir à la campagne. Respirer de l’air frais. Voir des beaux paysages. Vivre des expériences uniques. Ralentir le rythme. Déguster des produits frais. Faire des rencontres inspirantes. S’amuser en famille. Découvrir des saveurs. L’agrotourisme, c’est l’fun!

2. Acheter local

Acheter localement, c’est faire le plein d’aliments frais et savoureux au rythme des saisons. C’est aussi éviter que nos aliments aient parcouru des milliers de kilomètres avant d’atteindre notre assiette, encourager la vitalité de campagnes, contribuer à garder les paysages vivants et supporter une économie locale.

3. Supporter l’agriculture qui correspond à ses valeurs

Acheter c’est voter, dit Laure Waridel. Tellement simple. Étonnamment efficace. Vous souhaitez manger plus d’aliments locaux? Biologiques? Sans additif? Élevés en liberté? Sans OGM? Visiter et encourager les agriculteurs qui correspondent à vos valeurs, c’est favoriser l’épanouissement du modèle d’agriculture qu’on souhaite voir se développer.

4. Obtenir de bons prix

Ça coûte cher de manger plus « durable »? C’est vrai, les aliments produits avec un grand souci de l’environnement et du bien-être animal peuvent avoir des coûts de production plus élevés, qui se reflètent dans le prix affiché. Un truc : acheter directement auprès du producteur lors d’une sortie agrotouristique! Les prix n’ont pas à refléter les coûts de transport et d’entreposage ainsi que les marges de profits de tous les intermédiaires.

5. Éliminer les intermédiaires

Il n’y a pas que notre portefeuille qui est ravi quand on fait des achats à la ferme : celui des petits producteurs l’est également! Leur marge de profit est souvent plus intéressante quand on limite les intermédiaires.

6. Réduire le gaspillage

Quand on se rend à la ferme pour une activité agrotouristique, on en apprend plus sur le travail des agriculteurs, on les voit à l’œuvre et on met parfois nous-mêmes la main à la pâte dans les activités d’autocueillette. Ça aide à mieux réaliser le travail qui se cache derrière la production des aliments. Résultat : les aliments prennent de la valeur à nos yeux. On a davantage tendance à créer un touski avec les restes ou à faire un potage avec des légumes défraîchis, pour éviter de gaspiller le fruit du labeur des agriculteurs.

7. Approfondir sa culture agroalimentaire

Les activités agrotouristiques sont l’occasion d’en apprendre plus sur les aliments et leur production. C’est une façon de s’éveiller à la réalité agricole et aux impacts sur l’environnement de la production alimentaire. Tout en ayant du plaisir lors des activités, on approfondit aussi notre culture agroalimentaire en s’inspirant à mettre au menu de nouveaux aliments et en apprenant des idées pour utiliser différemment des aliments connus.

8. Favoriser le développement du goût des enfants

C’est connu, les enfants aiment ce qu’ils connaissent, et ils apprennent à connaître ce à quoi ils sont exposés souvent. Les visites à la ferme, c’est de l’exposition. Les enfants ont du plaisir, et ce faisant ils se familiarisent avec différentes caractéristiques des aliments qu’ils retrouvent dans leurs assiettes : ils réalisent de quoi a l’air un champ de poireaux, apprennent cueillir une fraise, voient les étapes de fabrication d’un fromage, observent les comportements naturels des animaux au pâturage et sont exposés aux mille et une formes que peuvent prendre une courge. Quand ces aliments se retrouvent dans leur assiette, ils les connaissent déjà un peu mieux. Les enfants sont alors souvent plus intéressés à y goûter.

À lire sur le sujet: 5 raisons de mettre l’autocueillette en vedette avec les enfants et La viande vient des animaux

9. Contextualiser les aliments

Les visites agrotouristiques permettent d’associer les aliments aux paysages dans lesquels ils ont été produits. Puis, quand on rencontre les agriculteurs, c’est non seulement un paysage qu’on associe aux aliments, mais aussi des visages, des histoires et des anecdotes. Nos aliments ne sont plus anodins, anonymes. On les contextualise en leur ajoutant une couche de sens par le souvenir des lieux et des rencontres.

10. Cuisiner maison à partir d’ingrédients de base

Revenir à la maison la glacière pleine de produits locaux et frais, c’est mettre la table à cuisiner ces aliments de base à la maison. Cuisiner à partir d’ingrédients de base naturels, frais et variés est sans doute une des meilleures choses que l’on puisse faire pour manger plus sainement. Exit les additifs inutiles, le sel camouflé, le poulet « gonflé » du prêt-à-manger industriel et suremballé. Bienvenue aux recettes cuisinées maison. Avec amour.

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*Au Québec, l’agrotourisme est défini comme « une activité touristique complémentaire de l’agriculture ayant lieu dans une exploitation agricole. Il met des producteurs agricoles en relation avec des touristes ou des excursionnistes, permettant ainsi à ces derniers de découvrir le milieu agricole, l’agriculture et sa production par l’accueil et l’information que leur réserve leur hôte ».  (Groupe de concertation sur l’agrotourisme au Québec, 2000).

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